La posture réussie est celle que tu oublies

La posture réussie est celle que tu oublies

14 avril 2026 0 Par Claudio Fusini
Pratiquer dans une dimension philosophique et authentique

 

Nota bene: Pour ne rien perdre de la sonorité originale, les termes sanskrits sont retranscrits selon un code international qui précise la longueur des voyelles et l’appui des consonnes.

Dans le célèbre traité technique sur le yoga intitulé yogasūtra dont l’auteur serait un certain Patañjali, Il n’y a que trois sūtra-s qui évoquent la posture, appelée āsana en sanskrit. Il est fréquent d’entendre les enseignants répéter que la posture doit être à la fois ferme et confortable — sthira-sukham āsanam — une expression très répandue dans notre milieu, mais malheureusement souvent mal comprise et galvaudée, au vu des dérives nombrilistes et acrobatiques auxquelles on assiste parfois.

En effet, d’après les commentateurs anciens et modernes, le corps (Manomayakośa — notre enveloppe de chair immergée dans un monde en perpétuel changement) n’est qu’un instrument de passage, non une finalité. Si personne ne conteste les bienfaits du yoga sur notre constitution, le yoga des origines n’a pas la vocation de se focaliser sur notre enveloppe.
Oui, mais pourquoi l’auteur des célèbres sūtra-s prend-il le temps d’en parler ?

Au début de ma formation de professeur, j’ai retourné ces aphorismes à de nombreuses reprises sans en saisir pleinement le sens. Est-il important ou non de pratiquer les postures ? Là encore, et c’est typiquement indien, la réponse ne réside ni dans l’exclusion ni dans l’affirmation catégorique, mais dans le paradoxe et la dualité.

Dans cet article, je vous propose une enquête sur base de mon questionnement et de commentaires d’universitaires ou d’élèves de TKV Desikachar, fils et principal disciple du pionnier du yoga actuel, Sri tirumalai Krishnamacharya.

J’aimerais vous suggérer quelques conseils pour une pratique éclairée et surtout authentique. Commençons par quelques citations et paraphrases pour planter le décor :

  • Toute posture devient āsana lorsqu’elle cesse d’être perçue comme posture.
    Swami Hariharānanda Āraṇya
  • l’āsana n’est pas une fin en soi,
    mais une condition de silence intérieur.

    Selon l’universitaire Edwin Bryant
  • L’āsana est défini par son efficacité mentale,
    non par sa géométrie corporelle
    .
    K. Taimni
  • Dans les Yoga Sūtras, toute posture est acceptable
    si elle devient stable, aisée et neutre pour l’esprit.
    BKS Yengar

Un processus en trois étapes

« Dans son célèbre traité technique, Patañjali définit le yoga à travers trois aphorismes clés :

  • II. 46 : L’assise corporelle doit être à la fois ferme et confortable, invitant à une stabilisation profonde.
  • II.47 : Elle s’obtient par le relâchement de l’effort et la focalisation de l’esprit sur l’infini.
  • II.48 : L’aboutissement est alors le dépassement des dualités (les ‘couples d’opposés’).

En exposant les fruits de cette pratique, l’auteur cherche à motiver le pratiquant. Mais que recouvre réellement le terme āsana (dérivé de la racine ās, « être assis ») ?

Selon Vyāsa, auteur du Yoga Bhāṣya — le commentaire le plus ancien et faisant autorité sur les Yoga Sūtra — l’asana n’a qu’un unique dessein : stabiliser le mental pour atteindre le samādhi. Ici, la posture ne possède aucune autonomie ; elle est rigoureusement subordonnée à la méditation.

Ce fut mon premier déclic : la posture n’est qu’un seuil. Mais quel est le message profond de ces trois sūtra-s ?
Pour le découvrir, tournons-nous vers les érudits.

sthira-sukham āsanam – l’aphorisme II.46

Selon Vyāsa, sthira est l’absence de mouvement perturbateur tandis que sukha :constitue l’absence de douleur, de tension ou d’agitation mentale. Le commentateur précise que :

  • une posture correcte est celle qui ne sollicite plus l’attention
  • toute posture qui attire le mental vers le corps échoue dans sa fonction

Ainsi , La posture est correcte lorsqu’elle permet l’immobilité prolongée sans souffrance.

Chez Vyāsa, les sūtra-s 2.46–2.48 ne décrivent jamais une forme d’āsana, mais une fonction. Ce n’est pas “quelle posture”, mais “comment le corps est vécu”.  Concrètement, si vous perdez l’équilibre ou si vous avez mal, votre mental est attiré par l’enveloppe corporel et c’est un obstacle (antarāya) à l’intériorisation.

Pour le professeur Edwin Bryant (Son ouvrage The Yoga Sūtras of Patañjali: A New Edition, Translation, and Commentary est souvent considéré comme la « bible occidentale » des sūtra-s), le sūtra 2.46 offre un modèle d’équilibre psychologique : être assez ferme pour ne pas s’effondrer, et assez souple pour ne pas se briser, une dualité indispensable pour naviguer sereinement dans la vie active.

Cet aphorisme est en quelque une confirmation de l’invitation à pratiquer dans la discipline et le détachement décrite dans le premier chapitre.  Selon l’analyse d’Edwin Bryant, le sūtra I.12 (abhyāsa-vairāgyābhyāṃ tan-nirodhaḥ) constitue le socle psychologique qui permet précisément de réaliser l’équilibre décrit dans le sūtra II.46 (sthira-sukha).

Fermeté, douceur , détachement et discipline sont des qualités complémentaires à cultiver et doser au quotidien pour naviguer dans la vie dans nos actions et interactions avec les autres.
Mais ce n’est pas tout.

Les trois aphorismes consacrésà la posture constituent une invitation à habiter les qualités de la nature afin de traverser les joies et les peines du quotidien

L’aphorisme II.2.47 — Comment l’āsana devient parfait ou presque

prayatna-śaithilya-ananta-samāpatti-bhyām

Dans ce sūtra, Vyāsa explicite le précédent :

1. Prayatna-śaithilya — Abandon de l’effort volontaire

  • Il s’agit du relâchement de l’effort intentionnel ; il faut dépasser l’enveloppe corporelle, l’ego et la performance
  • Tant qu’il y a volonté active (« je tiens la posture »), l’āsana n’est pas accompli

 Chez Vyāsa l’effort appartient au mental, pas au corps

2. Ananta-samāpatti — Dissolution du repère corporel

Vyāsa donne deux lectures traditionnelles complémentaires : absorption dans l’infini ou méditation sur Ananta (Śeṣa), symbole de stabilité cosmique. Le point central à intégrer est que la conscience cesse de se fixer sur le corps individuel ; elle s’établit sur  un support non limité . Le corps devient neutre, presque oublié.

Quand Vyāsa parle d’infini, il signifie exactement l’inverse du corps, qui est fini, fluctuant et immergé dans le monde matériel.

Deux questions me sont venues à l’esprit :

  1. Mais est-ce déjà la méditation telle que dhyāna; donc l’avant dernière étape du yoga aux huit membres? (Je fais un rappel du yoga aux huit membres dans l’encadré ci-dessous).

        En fait,  Oui, il s’agit bien d’un processus méditatif,  mais pas encore de dhyāna, l’absorption                   complète dans l’objet. Dans le  II.47, il est  question de ananta-samāpatti = « absorption /                          coïncidence avec l’infini ». Le mot samāpatti est le même que dans le chapitre I (I.41–44), où il                 décrit des états d’absorption du mental. Il y a déjà un processus méditatif réel mais ce n’est               pas  encore dhyāna (7ème membre) au sens formel, pénultième étape avant le samādhi. L’auteur         veut donc déjà nous inviter à adopter une attitude préparatoire à la méditation.

  1. Cela veut dire quoi méditer sur l’infini, concrètement ?
    Selon Paul Harvey, élève de TKV Desikachar, Ananta-samāpatti est une ouverture intérieure vers une dimension de conscience qui dépasse le corps, l’égo, l’agitation. La conscience doit s’ouvrir : ne pas rester prisonnière du corps, mais s’étendre vers quelque chose d’immobile, de vaste, d’au-delà du corps. La respiration ?
    Oui, mais ce n’est pas encore le contrôle impliqué dans prānāyāma (il n’est abordé que dans l’aphorisme II.49).

Le souffle est un indicateur  de calme et un pont vers une dimension intemporelle, une ouverture, une brèche qui conduit la conscience à ne pas rester prisonnière du corps, mais s’étendre vers “l’infini” — c’est-à-dire vers quelque chose d’immobile, de vaste, d’au-delà du finitude du corps.

Je vous propose trois expériences pour votre prochaine pratique :

  • Sentir la respiration, mais ne pas la suivre (selon Paul Harvey)
  • Sentir le corps , puis inclure l’enveloppe et enfin l’espace autour
  • Rechercher le non-effort, le non-contrôle, la non-fixation, et l’ouverture sans objet. Ce qui est digne du bouddhisme Zen
Astuce : Ne pas chercher l’infini, ôter ce qui vous limite au corps.

La réduction du couple des opposés- tato dvandvān-abhighātaḥ – II.48

  • dvandva = paires d’opposés sensoriels
  • abhighāta = impact, choc psychique

Les trois aphorismes forment un tout non sécable. Le résultat de la pratique assidue des deux précédents est l’absence d’impact psychique face aux couples d’opposés du quotidien. Autrement dit , si l’on reprend tout le processus, lorsque nous habitons une posture avec une attitude alliant fermeté et confort, et que nous cessons de nous identifier à notre carcasse, les couples d’opposés qui rythmes notre quotidien comme la colère et la joie, la défaite et la victoire ou encore  la gloire et la honte cessent de nous affecter.

Cette neutralité n’est pas de l’insensibilité, c’est de l’équanimité : la capacité d’habiter une forme d’humeur égale quoi qu’il arrive.

Est-ce aussi valable en dehors du tapis ?

Il y a 2000 ans, il n’y avait pas de tapis ! Mais les gens souffraient des même afflictions. Il fallait agir selon le dharma avec fermeté et détachement (je vous invite à lire le poème épique Bhagavadgītā dans lequel il est question d’agir sans passion). Chez Vyāsa, les sutras 2.46–2.48 ne décrivent jamais une forme d’āsana, mais une qualité à cultiver. Le sage nous invite à déployer un outil corps-mental. Pour aborder les hauts et les bas de la vie. Il ne s’agit ni d’insensibilité ni de sacrifice de nos valeurs mais bien d’un outil qui nous permet d’habiter une attitude qui allie fermeté et détachement.

 « L’asana est un laboratoire de la vie » – Paul Harvey

On pourrait retenir ce petit mantra pour nous aider :
Sthira dans l’action, sukha dans l’attitude, ananta dans la conscience, et liberté face aux opposés.

La clé de la pratique : la pendulation

La pratique des āsana-s, pendulant entre flexions et extensions, ouverture et fermeture, reflète étonnamment les mouvements de la vie quotidienne — ces expériences qui tour à tour nous portent ou nous freinent. À la lumière des trois aphorismes, le yoga devient un véritable art de traverser ces fluctuations avec fluidité.

En cultivant les qualités du roseau — alliance subtile de souplesse et de stabilité — nous nous ouvrons peu à peu à l’équanimité. En apprenant à habiter consciemment l’effort et le relâchement, la stabilité et l’aisance, nous cessons d’être ballottés par les polarités subies — plaisir et douleur, gain et perte — pour demeurer ancrés dans une présence plus vaste.

Voici un exemple simple d’enchainement de viniyoga de Frans Moors, élève de TKV Desikachar, qui montre ces pendulations entre extension/ouverture et flexion/fermeture :

Comment pratiquer

J’invite les élèves à ne pas viser des enchainements complexes qui nécessitent de mobiliser inutilement la couche mentale, au risque de se détourner de l’objectif principale : dépasser le corps.

Illustrons ceci par un exemple : si vous apprenez un enchainement en 6 répétitions dynamiques, après les deux premiers passages, le mouvement devrait être automatisé, de telle manière à entamer la dimension profonde du processus. Voici un aide-mémoire qui vous sera très utile :

  1. Je pratique l’enchainement en alliant fermeté et douceur (2.46)
  2. Je cesse de vouloir performer, et j’oublie la posture (2.47a)
  3. L’attention s’ouvre au-delà du corps (2.47b) sans contrôler le souffle
  4. Le corps n’est plus une source de perturbation mentale (2.48)

Ce n’est pas un yoga d’exploit corporel ni une anesthésie sensorielle, mais une préparation directe à prāṇāyāma et dhyāna.

Quand l’inconscient s’immisce dans la partie

Selon la psychanalyste et professeur de viniyoga Christiane Bertholet-Lorelle, quand l’ego baisse la garde, des symboles surgissent qui participent à l’élucidation de qui on est.

Lorsque le feu de l’ego s’atténue et que les obstacles s’atténuent grâce aux āsana-s, le corps à parfois envie de s’exprimer par une extension pour s’ouvrir vers un besoin noble , ou se refermer pour esquisser un ennemi. Soudainement, pendant śavāsana ou un uttanāsana , un mot,  un symbole provenant de l’inconscient peut surgir qui trahit une blessure ancienne.
Le célèbre  psychanalyste Lacan appelait signifiant tout symbole qui cache le traumatisme, comme si notre cerveau refusait de l’accepter.

C’est dans ce relâchement de l’effort (prayatnaśaiithilya, II.47) que la vigilance d’asmitā (le masque/le moi social) baisse la garde. Il est important de prendre le temps de méditer sur ce symbole qui a surgit inopinément durant la séance car c’est un message à élucider qui participe à la nécessité de mieux nous connaitre- svādhyāya

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Un exemple d’application

Prenons une situation tendue avec un collègue et essayons d’appliquer ces trois aphorismes :

Étape

Référence

Ce qui se passe

Application concrète

1

II.46 (sthira–sukha)

Fermeté et confort bien dosés

Je me pose, je respire, je reste présent sans me crisper. J’exprime mes arguments, mon avis, mes sentiments

2

II.47 (prayatna-śaithilya)

Relâcher l’effort inutile

Je relâche le besoin de tout contrôler, de réagir avec passion tout en gardant l’équilibre entre fermeté et confort

3

II.47 (ananta-samāpatti)

Élargir la conscience

Je prends du recul, j’écoute vraiment, je ne suis plus enfermé dans mon point de vue. Je change l’angle de vue de la situation

4

II.48 (dvandva)

Ne plus être affecté par les opposés

Si je détecte des émotions envahissantes , je ne rentre pas dans leur cercle vicieux : Au besoin, je clôture la discussion, je la reporte ou j’en réfère à un supérieur en vue d’un arbitrage. Je prends le temps de réfléchir à l’événement et d’en retirer les enseignements, si possible avec un sage.

Que retenir ?

Dans chaque expérience, nous cherchons à ajuster deux équilibres essentiels :

  • d’une part, discipline et détachement (abhyāsa / vairāgya)
  • d’autre part, stabilité et confort (sthira / sukha)

Cela demande une présence attentive dans ce que nous faisons, disons et pensons, afin de discerner le juste degré de fermeté et de relâchement.

Nous agissons alors avec suffisamment de recul pour observer la situation sans nous laisser emporter par des réactions émotionnelles perturbatrices.

Pour la pratique sur le tapis, l’āsana est la posture que tu oublies.

Ananta est un autre nom d’AdiŚeṣa (ou Śeṣa), le serpent cosmique à mille têtes sur lequel le Seigneur Viṣṇu se repose entre deux cycles de création. Ce serpent représente l’infini et le soutien inébranlable de la création, symbolisant la stabilité absolue.
L’aphorisme II.47 invite le pratiquant à oublier la posture et à se connecter à une dimension stable et sûre afin de faire face aux aléas du monde fluctuant

Eclairage:
Les huit membres du yoga
aṣṭāṅgayoga

Dans le deuxième chapitre des yogasūtra-s de Patañjali  , l’auteur présente l’Aṣṭāṅga-yoga (Le Yoga aux 8 membres, « āṅga» en sanskrit se traduit par membre et «aṣṭā» par  huit). Patanjali nous présente ici le Yoga comme un « corps » aux 8 membres.

Le Yoga aux 8 membres est un processus  complet et progressif de savoir-être et de savoir-faire afin de dépasser les épreuves sur le chemin du yoga, en apaisant et renforçant notre mental. Le huitième membre est l’absorption lumineuse dans l’objet de méditation, samâdhi.

L’approche proposée est intelligente et progressive  mais non linéaire: toutes les couches de l’Être sont intégrées, de l’extérieur vers l’intérieur. L’approche est pragmatique, nous pouvons nous en  inspirer afin  de cheminer vers le samâdhi. En effet, cet ensemble comprend 8 étapes à intégrer tant dans la pratique du yoga qu’au quotidien, dans sa relation au monde et à soi-même :

Le II.28 introduit la méthode et présente quelques fruits du chemin dont la réduction des impuretés , la connaissance et l’acquisition du discernement (Viveka).

Le II.29 constitue le cœur de la méthode.

Les 4 premiers, souvent appelés “membres externes”, constituent le socle préparatoire, pour les 4 suivants, dits « membres internes”.

Membres externes

 yama: les observances vis-à-vis d’autrui.

  1. niyama: les disciplines personnelles.
  2. āsana: travailler l’appareil musculo–squelettiques, le libérer de ses tensions.
  3. prānāyāma: le travail du souffle pour améliorer la circulation de prâna, notre énergie vitale en nous.

Membres internes

  1. pratyāhāra: le retrait des sens pour que l’attention puisse se diriger à l’intérieur.
  2. dhāraṇā: la concentration sur un objet pendant un certain temps.
  3. dhyâna: approfondissement du membre précédent et établissement d’une communication avec l’objet.
  4. Samâdhi: état de conscience pure et immersion pure dans l’objet choisi, l’enstase.

Outre la différence entre membres internes et externes, il est intéressant d’établir des liens entre membres  :

  • Yama et Niyama : Ces principes moraux et disciplines personnelles posent les fondations morales nécessaires pour toute pratique de yoga.
  • Asana et prānāyāma: Les postures physiques et la maîtrise du souffle stabilisent et purifient le corps, préparant ainsi le pratiquant aux pratiques plus internes.
  • pratyāhāra: Le retrait des sens permet au pratiquant de se détacher des distractions extérieures, facilitant la concentration.
  • Dhāraṇā, Dhyâna, Samâdhi : Ces étapes de concentration, méditation, et absorption profonde constituent le cœur de la pratique méditative, conduisant à l’illumination.

Malgré une polémique sur la traduction autour de « āṅga », tantôt traduite par membres auxiliaires ou indispensable, les huit membres du yoga selon Patañjali reste une méthode pratique et abordable qui permet au pratiquant ayant besoin d’une guidance de cheminer vers le samâdhi. Elle est praticable tant par le croyant que par le laïc.