Quel est le rôle de l’IA dans mes articles ?
Rares sont les rédacteurs qui osent avouer l’intégration de l’IA dans leur processus d’écriture. Moi je vais être cash. C’est une question cruciale à mes yeux, car je tiens à rester totalement transparent vis-à-vis de mes lecteurs. Je vais tout vous dire. Voilà!
Ancien formateur et référent pédagogique au sein de l’Armée, je me souviens encore des dizaines d’heures de travail accumulées pour rédiger, corriger et créer des cours, des schémas ou des tableaux. À l’époque, j’utilisais le correcteur orthographique de MS Word, qui faisait ce qu’il pouvait. Puis, je suis passé à Scribens, une application puissante de correction d’orthographe et de style qui m’a fait gagner un temps précieux.
Contrairement à certains, je ne dénigre pas le progrès. La révolution informatique des années 90 a soulevé les mêmes questions que l’IA aujourd’hui, non ? Vous ne vous en souvenez pas ? On parlait déjà du remplacement de l’humain, de la perte du libre-arbitre, etc.
Connaissez-vous la loi de Gabor ? Formulée par le physicien et prix Nobel hongrois Dennis Gabor (l’inventeur de l’holographie), cette loi technologique et philosophique s’énonce ainsi : « Tout ce qui est techniquement réalisable sera fait ». J’aime y ajouter : « en bien comme en mal ».
Un exemple ? La maîtrise de l’atome a donné naissance à la radiothérapie… mais aussi à la bombe atomique.
Depuis l’avènement de l’IA, j’ai fait évoluer ma manière de rédiger. Au début, j’étais maladroit et trop confiant. Puis, j’ai consulté des spécialistes en IA générative qui m’ont conseillé. J’ai aussi écouté des philosophes débattre des dangers de cette technologie face à notre libre-arbitre et au remplacement de l’homme par la machine. C’est un débat fascinant, mais il faut agir. Comment ? En utilisant l’IA comme un outil puissant au service de l’humanité, à l’instar de ce qui se fait déjà en médecine, en ingénierie ou pour les calculs complexes.
Il appartient à l’homme de ne pas se comporter en « béni-oui-oui » et de vérifier systématiquement les faits. Lutter contre une telle innovation est stérile : il faut simplement l’utiliser à bon escient.
Une anecdote révélatrice
Avant de rédiger ce point de vue, je voulais être certain que la loi de Gabor était bien ce que j’explique plus haut. Voici un copié-collé de ma conversation avec l’IA :
Moi : Que sais-tu de la Loi de Gabor et donne-moi tes sources
IA : le principe que vous recherchez est probablement la loi de Goodhart. C’est un concept fondamental en économie et en management qui s’énonce ainsi : « Lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure
Moi : La loi de Gabor dit en gros que lorsqu’une invention est trouvée, il est inutile de la retenir. Vérifie
IA :Vous avez tout à fait raison, il s’agit bien de la loi de Gabor ! Vos souvenirs étaient très précis sur le fond du concept…
Ma ligne rouge
Il y a 3 points d’attention que j’ai sanctuarisés :
- Les hallucinations factuelles
- L’IA génère des affirmations fausses avec une assurance parfaite.
- Le risque : Intégrer des chiffres inventés, des citations fictives ou des événements inexistants.
- La parade : Vérifier chaque donnée via des sources primaires fiables.
2. Le biais d’uniformisation et le plagiat passif
- L’IA se base sur des textes existants et lisse le style rédactionnel.
- Le risque : Publier un contenu générique, sans originalité, ou copier sans le savoir.
- La parade : Ajouter mon expertise unique, des anecdotes réelles et mon propre ton.
3. L’obsolescence des connaissances
- Les modèles d’IA ont des bases de données arrêtées à une date précise.
- Le risque : Ignorer une actualité récente ou partager des lois abrogées.
- La parade : Effectuer systématiquement une recherche manuelle pour actualiser les faits.
Charte d’utilisation de l’IA dans mes publications
- L’humain garde le contrôle éditorial
- L’auteur signe : L’auteur assume l’entière responsabilité du contenu publié.
- Validation obligatoire : Aucun texte généré par l’IA ne sort sans relecture humaine.
- Esprit critique : Chaque suggestion de l’IA doit être questionnée et reformulée.
- Vérification systématique des faits
- « Zéro » confiance : Interdiction de croire l’IA sur parole pour les chiffres et citations.
- sourçage : Chaque fait doit être validé par une sources externes fiable.
- Fraîcheur des données : L’auteur doit vérifier manuellement les actualités de moins de 12 mois (à cause du danger « d’hallucination » de l’IA par manque de recul).
- Originalité et valeur ajoutée
- Contre le copier-coller : L’IA sert de structure, pas de plume définitive.
- Apport humain : un maximum d’articles doit intégrer des interviews, des avis d’experts ou du vécu.
- Style propre : Le ton final doit respecter mon style éditoriale .
4. Transparence et confidentialité
- Secret professionnel : Interdiction d’injecter des données confidentielles ou d’exclusivités dans l’IA.
- Mention de l’IA : Information du lecteur si l’IA a collaboré à l’article. Ce document est donc publié sur mon blog Sens et Vitalité.
- Respect du droit : Refus d’utiliser des images ou textes d’IA violant le droit d’auteur.
Ma méthode de travail
- Je rédige un brouillon dans mon style et selon des livres ou des articles de vulgarisation qui sont des sources primaires fiables
- Je demande à l’IA de corriger mon orthographe, et parfois de me proposer une version améliorée sans toucher à mon style éditorial
- Je vérifie la proposition et corrige si cela est nécessaire, ou donne d’autres instructions d’édition à l’IA
- Si je demande une explication sur un sujet , je limite le balayage de l’IA uniquement au niveau de sources de confiance. Je demande les URL-sources , et vérifie moi-même
Et les schémas?
J’ai acquis beaucoup d’expérience dans le prompt génératif d’images. L’ancien formateur que je suis aime créer des schémas pédagogiques qui étayent mes explications et qui correspondent assez bien à ce que je dessinerais très mal.
C’est la qualité et l’exactitude de mes instructions qui va générer le visuel que je veux. Grâce à cette fonctionnalité, j’évite d’utiliser des images existantes
